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dimanche 19 juillet 2026

Mobilités douces, nature et biodiversité : des villes plus vertes et plus vivantes

Entre densification, mobilités douces, place accrue du végétal et meilleure intégration des animaux, de nouveaux modèles urbains se dessinent pour concilier durabilité et qualité de vie

Alexandre Tisné-Versailles
Photographie : Alexandre Tisné-Versailles (tourisme responsable) le 29 avril 2026 à la salle des fêtes de Pontorson
Crédit photo : Dany Ollivier
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Préparer le territoire de demain

Les communes de Pontorson, Beauvoir et du Mont-Saint-Michel se projettent vers l’avenir 2050-2100. Pour mener cette réflexion prospective, elles ont engagé une démarche partenariale, associant les services de l’État et l’agence parisienne Alphaville. Des acteurs locaux, des collégiens et des citoyens ambassadeurs ont, au même titre, été mobilisés lors d’ateliers participatifs.

Le séminaire de clôture, au cours duquel seront présentées les orientations retenues, se tiendra le 15 septembre 2026.

L’empreinte écologique, un indicateur clé des pressions humaines

L’empreinte écologique s’est imposée comme un outil majeur pour mesurer l’impact des activités humaines sur la planète. Apparue dans les années 1990, au Canada, elle s’inscrit dans les débats sur la soutenabilité, entendue comme la capacité à préserver les ressources pour les générations futures.

Un débat économique et environnemental toujours ouvert

Deux visions s’opposent : l’une mise sur le progrès technologique pour compenser l’épuisement des richesses naturelles, l’autre appelle à réduire la croissance, à préserver, strictement, le capital des glèbes et abolir les engrais chimiques. L’empreinte écologique permet d’évaluer, concrètement, l’état de ces ressources et d’éclairer ce débat.

Repenser la ville : densité et mobilités douces

La lutte contre l’étalement urbain passe par une densification maîtrisée, mais aussi par le développement des mobilités douces. Le transport ferroviaire, les pistes cyclables sécurisées, continues et les voies vertes deviennent essentielles pour réduire la dépendance à la voiture, diminuer les émissions nocives et améliorer la qualité de vie en ville.

Des quartiers mixtes pour limiter les déplacements

La mixité des fonctions - logements, emplois, commerces et loisirs - permet de rapprocher les activités du quotidien. Cette organisation favorise les déplacements, à pied ou à vélo, et renforce l’usage des infrastructures comme les pistes cyclables, tout en libérant de l’espace pour des aménagements plus verts.

Des bâtiments durables et une ville plus verdoyante

L’amélioration du bâti, notamment par la rénovation énergétique - été comme hiver - complète ces efforts. Elle doit s’accompagner d’une végétalisation accrue et de la création d’espaces adaptés à tous les êtres vivants, humains comme animaux. Par ailleurs, il est nécessaire d’harmoniser, équitablement, les logements réservés aux locaux et aux touristes.

Une ville pensée pour tous les vivants

La ville, viable et souhaitable, intègre, au surplus, la place des animaux. Cela passe par des équipements comme les canisettes pour les chiens, la création d’abris pour les chats errants ou encore des corridors écologiques favorisant la biodiversité. Ces aménagements participent à un environnement urbain plus équilibré et plus respectueux du vivant ; une alimentation végétarienne ou, à défaut, flexitarienne est envisagée et la disparition des abattoirs abordée.

Vers des villes polycentriques et reliées entre elles

Enfin, le modèle de la ville polycentrique propose plusieurs pôles denses et mixtes, reliés par des transports publics efficaces et des réseaux cyclables ingénieux. Une organisation qui combine sobriété énergétique, accessibilité et qualité de vie.

En conclusion

Il nécessite, ensuite, une tournure d’esprit toute particulière pour créer, d’après les détails épars des différentes réunions, l’ensemble des solutions. Mais, quelles que soient les décisions finales, les différents acteurs, du champ environnemental, se doivent d’être pédagogiques ; il ne faudrait pas, sous peine d'être contreproductif, s’ériger en juge qui distribue des taxes !

Dany Ollivier - Autrice er Reportrice

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dimanche 16 février 2025

Pontorson : vers un objectif de territoire écologique

Engagée dans une démarche de transition environnementale, la commune de Pontorson pourrait intégrer un projet soutenu par l'État

Mairie de Pontorson
Photographie : mairie de Pontorson
Crédit photo : Dany Ollivier
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Le Grenelle de l’Environnement

Depuis 2007, la France réfléchie sur des projets nationaux colossaux nés du Grenelle de l'Environnement. L’aménagement de l’espace, du point de vue écologique, porte, actuellement, sur l’analyse des conditions de la territorialisation et la mise en exergue de la trame verte et bleue. 

La pollution, liée aux activités manufacturières et consommatrices, a entraîné la destruction d’écosystèmes, la fragmentation de milieux naturels et l’érosion de la biodiversité. Au niveau international, ce constat a conduit les Etats et les Organisation Non Gouvernementale (ONG) à formuler des objectifs pour préserver, à long terme, la nature. 

Les fondements scientifiques et l’appropriation, par les pouvoirs publics, des problèmes soulevés, à l’échelle locale, seront-t-ils judicieux ? Les incitations environnementales seront-elles, par le biais des taxes, punitives ou feront-elles appel à l’intelligence des habitants ? Quelques territoires français serviront de support à cette analyse.

La ville de Pontorson : un projet de planification écologique en partenariat avec l’État

Lors du conseil municipal du 16 décembre 2024, André-Jean Belloir, maire de Pontorson, a révélé que, pendant l’été, La Direction des Territoires et de la Mer (DDTM) a sollicité la commune afin d’envisager la mise en place d’un projet territorial axé sur la planification écologique. De plus en plus engagés sur ces enjeux, les services étatiques déclinent des mesures à tous les échelons, des régions au départements, en passant par les agglomérations.

Au niveau local, un rapport de la situation actuelle est envisageable, portant sur l’habitat, les modes de déplacement et l’alimentation. « La municipalité de Pontorson a intégré, dès 2014, ces préoccupations et commencé des travaux dans ce sens », a précisé le maire.

L’initiative proposée s’inscrit dans une expérimentation nationale : en 2025, dix communes seront sélectionnées pour bénéficier d’un financement de l’État. L’étude, évaluée à 100 000 euros, et prévue pour durer deux ans, comprendra une première phase de diagnostic en 2025, suivie d’une année de prise de décisions en 2026.

Cependant, Pontorson, seule, ne remplit pas les critères de sélection en raison de sa taille. Conséquemment, les autorités ont suggéré d’associer d’autres bourgades au territoire initial. La municipalité s’est, naturellement, tournée vers ses partenaires habituels : le Mont-Saint-Michel et Beauvoir. C’est un procédé qu’elle utilise de temps à autres.

Un cabinet spécialisé sera chargé d’établir les constats et sollicitera les municipalités pour recueillir des informations, organiser des ateliers et assurer l’hébergement des experts. Par ailleurs, Pontorson a demandé à ce que l’étude prenne en compte les actions environnementales mises en place, depuis 2014, afin de valoriser les efforts déjà réalisés et d’améliorer son éligibilité aux aides publiques.

Bien que les premiers échanges, avec les services de l’État, ont été encourageants, le projet, qui concernerait aussi bien le secteur public que privé, à l’échelle des trois municipalités, n’exclut pas, en cas de non-sélection, une candidature ultérieure.