mercredi 25 mars 2026

Communication animale et perception sensorielle

À la faveur d’une impression perceptive, qu’elle qualifie de vibratoire, Sylvie Alliaume pratique l’interprétation animale. Cette méthode viserait à capter les ressentis des animaux afin d’éclairer leurs comportements

Sylvie Alliaume
Photographie : Sylvie Alliaume, le 22 mars 2023, au salon du bien-être de Pontorson
Crédit photo : Dany Ollivier
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« Les animaux sont les anges de cette terre. »
Proverbe péruvien

La communication, entre les humains et les animaux, est-elle possible ?

Les sciences cognitives et les neurosciences ont connu, ces dernières décennies, un développement fulgurant. La recherche des processus neuronaux porte, notamment, sur la communication et le « cerveau social ». Mais, celui-ci serait-il capable d’une transmission d’esprit à esprit inter-espèces ?  Des recherches semblent le confirmer ; cela s’expliquerait par une sorte d’empathie réciproque et télépathique. Ce dialogue, sans paroles, se transmettrait sous forme d’images, de pensées, de sensations physiques et émotionnelles. 

Une vocation née d’un déclic médiatique

C’est en 2010, devant un documentaire télévisé consacré au sixième sens des animaux, que l’ex-secrétaire, Sylvie Alliaume, rencontrée lors du salon du Bien-être de Pontorson, du 21 et 22 mars 2026, s’est passionnée pour ce sujet. D’abord persuadée que la communication animale relevait d’un don, elle a réalisé qu’elle pouvait s’étudier. Entre 2011 et 2014, elle a suivi une dizaine d’ateliers auprès de cinq formatrices différentes. Dans la foulée de cet apprentissage, elle a créé sa propre activité.

Une pratique basée sur la perception sensorielle

Pour entrer en relation avec les bêtes, Sylvie Alliaume explique qu’elle se place dans un état de conscience modifiée. Cette démarche lui permettrait de se connecter à l’animal et de percevoir des sensations qu’elle décrit comme vibratoires. Ces informations, reçues de manière intuitive, sont, ensuite, interprétées afin de transmettre un message compréhensible aux propriétaires.

Comprendre les troubles du comportement animal

Certains changements soudains de comportement, chez les félins et les canidés, peuvent dérouter : malpropreté chez un chat, fugues, agressivité et/ou peurs inhabituelles chez un chien. Ces manifestations traduisent, souvent, un mal-être dont l’origine reste difficile à identifier. Si les maîtres se tournent, généralement, vers un vétérinaire ou un spécialiste du comportement, la communication animale propose une approche différente. Elle apporterait une réponse directe, en donnant la « parole » à l’animal lui-même.

Dany Ollivier - Autrice

Pratique :
Ecoute animale - Tél. : 06 62 77 02 27
Tarifs 2026 : 20 € le soin à distance ; 50 € la communication et les soins à distance ; 240 € stage de deux jours en présentiel

Code rural français :
Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Article L214-1

mardi 10 février 2026

Santé mentale des jeunes : faut-il renforcer l’accompagnement psychologique ?

Lors du conseil municipal, du 09 décembre 2025, la quatrième adjointe à l’éducation et à la jeunesse a alerté l’auditoire sur la dégradation du bien-être psychologique d’une partie des enfants et adolescents. Isolement, anxiété, surexposition aux écrans et séquelles des périodes de confinement : l’élue a proposé, à la collectivité, d’envisager un renforcement de l’accompagnement psychologique des mineurs

Véronique Delépine
Photographie : Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, lors du conseil municipal du 09 juin 2023
Crédit photo : Dany Ollivier
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Alerte sur la santé mentale des jeunes

Lors du conseil municipal du mardi 09 décembre 2025, Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, a alerté sur la fragilité psychologique d’une partie de la jeunesse et sur leurs difficultés croissantes à entrer en relation. Elle a plaidé pour la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique adapté.

Les séquelles durables de la crise de 2020

L’élue a rappelé les conséquences durables de la période ouverte en 2020 : un climat d’anxiété marqué au sein des familles, des enfants en perte de repères et un repli massif vers les écrans. « Beaucoup de jeunes présentent, aujourd’hui, des troubles importants qui nécessitent un suivi renforcé. La difficulté à aller vers les autres, l’angoisse et l’isolement se sont installés. Le recours intensif au téléphone portable a accentué ces effets délétères », a-t-elle souligné.

Des indicateurs préoccupants confirmés par les études

Si la maladie à coronavirus a, relativement, peu touché les plus jeunes, plusieurs études confirment, plus de cinq ans après, une hausse des expériences négatives durant l’enfance : progression des violences intrafamiliales, traumatismes non accidentels et troubles psychiques aggravés par les périodes de confinement puis par le contexte de récession économique prévisible.

L’impact des restrictions sur la vie sociale des mineurs

Les restrictions sanitaires — limitation des déplacements, quarantaines, port du masque — ont fortement réduit les interactions sociales et les temps de jeu, contribuant, de fait, à la dégradation du bien-être mental des mineurs. Les situations de maltraitance, de précarité et d’insécurité alimentaire, déjà associées à des risques accrus de troubles psychologiques et de maladies chroniques à l’âge adulte, ont davantage affecté les publics les plus exposés : familles marginalisées ou ménages confrontés à des conditions de logement contraignantes.

Fermetures d’écoles et fragilisation des familles

La fermeture des établissements scolaires a, également, privé de nombreux élèves d’un accès régulier aux repas, accentuant la vulnérabilité alimentaire. Elle a, par ailleurs, désorganisé le quotidien familial : rythmes de sommeil perturbés, ennui, tensions émotionnelles et troubles du comportement ont été, fréquemment, observés.

Temps d’écran et risques psychologiques

Enfin, l’éloignement physique prolongé a favorisé la sédentarité et l’augmentation du temps passé devant les écrans. Or, un usage excessif est associé à des complications de concentration, une irritabilité accrue et des symptômes dépressifs ou anxieux précoces ; autant de signaux qui renforcent, selon la plupart des pédopsychiatres, la nécessité d’un accompagnement ciblé des enfants et des adolescents.

Réflexion nécessaire

Les gouvernements sauront-il réfléchir, sur leurs échecs, et rebondir ?

Dany Ollivier - Autrice