Lors du conseil municipal, du 09 décembre 2025, la quatrième adjointe à l’éducation et à la jeunesse a alerté l’auditoire sur la dégradation du bien-être psychologique d’une partie des enfants et adolescents. Isolement, anxiété, surexposition aux écrans et séquelles des périodes de confinement : l’élue a proposé, à la collectivité, d’envisager un renforcement de l’accompagnement psychologique des mineurs
![]() |
| Véronique Delépine |
Photographie : Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, lors du conseil municipal du 09 juin 2023
Crédit photo : Dany Ollivier
Cliquez sur la photo pour l’agrandir !
Alerte sur la santé mentale des jeunes
Lors du conseil municipal du mardi 09 décembre 2025, Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, a alerté sur la fragilité psychologique d’une partie de la jeunesse et sur leurs difficultés croissantes à entrer en relation. Elle a plaidé pour la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique adapté.
Les séquelles durables de la crise de 2020
L’élue a rappelé les conséquences durables de la période ouverte en 2020 : un climat d’anxiété marqué au sein des familles, des enfants en perte de repères et un repli massif vers les écrans. « Beaucoup de jeunes présentent, aujourd’hui, des troubles importants qui nécessitent un suivi renforcé. La difficulté à aller vers les autres, l’angoisse et l’isolement se sont installés. Le recours intensif au téléphone portable a accentué ces effets délétères », a-t-elle souligné.
Des indicateurs préoccupants confirmés par les études
Si la maladie à coronavirus a, relativement, peu touché les plus jeunes, plusieurs études confirment, plus de cinq ans après, une hausse des expériences négatives durant l’enfance : progression des violences intrafamiliales, traumatismes non accidentels et troubles psychiques aggravés par les périodes de confinement puis par le contexte de récession économique prévisible.
L’impact des restrictions sur la vie sociale des mineurs
Les restrictions sanitaires — limitation des déplacements, quarantaines, port du masque — ont fortement réduit les interactions sociales et les temps de jeu, contribuant, de fait, à la dégradation du bien-être mental des mineurs. Les situations de maltraitance, de précarité et d’insécurité alimentaire, déjà associées à des risques accrus de troubles psychologiques et de maladies chroniques à l’âge adulte, ont davantage affecté les publics les plus exposés : familles marginalisées ou ménages confrontés à des conditions de logement contraignantes.
Fermetures d’écoles et fragilisation des familles
La fermeture des établissements scolaires a, également, privé de nombreux élèves d’un accès régulier aux repas, accentuant la vulnérabilité alimentaire. Elle a, par ailleurs, désorganisé le quotidien familial : rythmes de sommeil perturbés, ennui, tensions émotionnelles et troubles du comportement ont été, fréquemment, observés.
Temps d’écran et risques psychologiques
Enfin, l’éloignement physique prolongé a favorisé la sédentarité et l’augmentation du temps passé devant les écrans. Or, un usage excessif est associé à des complications de concentration, une irritabilité accrue et des symptômes dépressifs ou anxieux précoces ; autant de signaux qui renforcent, selon la plupart des pédopsychiatres, la nécessité d’un accompagnement ciblé des enfants et des adolescents.
Réflexion nécessaire
Les gouvernements sauront-il réfléchir, sur leurs échecs, et rebondir ?
Dany Ollivier - Autrice

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire