dimanche 10 mai 2026

La gestion comptable d’une petite ville (quatrième partie)

Décryptage d'un bilan budgétaire : entre maîtrise du fonctionnement et surveillance de la dette 

Un pôle multimodal tout neuf !
Photographie : le nouveau pôle multimodal (11 avril 2026)
Crédit photo : Dany Ollivier
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Pontorson : un budget entre ambitions et vigilance

Connaître sa commune, c’est, entre autres, s’intéresser à sa santé financière. Toutes ces données sont disponibles, au grand public, via l’Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales (OFGL). Il a pour mission « d'établir, de collecter, d'analyser et de mettre à jour les données et les statistiques portant sur la gestion des collectivités territoriales et de diffuser ces travaux, afin de favoriser le développement des bonnes pratiques » et a la possibilité de « réaliser des évaluations de politiques publiques locales ».

Un cap budgétaire ambitieux malgré les turbulences économiques

Le bilan financier 2024, de Pontorson, révèle une stratégie claire : maintenir un haut niveau d’équipement malgré une inflation persistante. Entre la modernisation des infrastructures et un recours accru à l’emprunt, la municipalité joue la carte de l’attractivité.

Un compte rendu sous le signe de l’inflation

Avec une dépense totale de 8,18 millions d’euros, en 2024, soit environ 1 857 € par habitant, la ville de Pontorson navigue dans un contexte économique complexe. Depuis 2020, les charges globales progressent de 7 % par an, une dérive largement dictée par l'envolée des prix de l'énergie et des matières premières qui a frappé la France ces dernières années.

Le pôle multimodal : moteur de l'investissement

Si les dépenses de fonctionnement (4,01 M€) restent maîtrisées, avec une hausse annuelle limitée à 4,9 %, c’est du côté de l’investissement que se dessine le futur de la commune.

En 2024, 2,65 M€ ont été marqués vers les équipements. Le projet phare reste, sans conteste, l’aménagement du pôle d’échange multimodal. Ce chantier d’envergure, destiné à faciliter les mobilités douces et les connexions de transport, explique la stabilité des dépenses d’équipement (+ 1,2 %/an) malgré un contexte de restriction budgétaire.

Recettes fiscales : l’effet de levier de l’État

Pour équilibrer la balance, la ville a pu compter sur une hausse de ses recettes fiscales, atteignant 2,36 M€ en 2024. Cette progression de 4,4 % par an, depuis 2020, ne résulte pas uniquement des taux locaux mais, aussi, de la revalorisation automatique des bases par l'État (+ 3 % par an en moyenne). Chaque habitant contribue désormais à hauteur de 535,60 € aux recettes de la commune.

Un endettement stratégique mais à surveiller

L'envers de cette politique de grands travaux est une montée, en flèche, de la dette. Pour financer ses projets structurants, sans sacrifier le fonctionnement, Pontorson a vu son encours  grimper de 18,1 % par an, en moyenne, depuis 2020.

Avec un emprunt s'élevant à 5,83 M€ (soit 1 322 € par habitant), la municipalité dispose d'infrastructures modernisées mais devra, désormais, veiller à sa capacité de désendettement pour conserver ses marges de manœuvre futures.

En conclusion

Le ratio de 1 322 € de dette, par habitant, situe Pontorson dans la moyenne haute des villes de sa strate ; un choix assumé, par la municipalité, pour transformer, durablement, ses services de transport.

Dany Ollivier - Autrice

lundi 30 mars 2026

D’un champ à l’autre : la métamorphose d’un agriculteur normand

Ancien agriculteur normand, Alain Belhoste a vu sa vie basculer après un accident aux pesticides suivi d’un diagnostic de cancer du pancréas. Refusant, dans un deuxième temps, les traitements conventionnels, il entame un parcours singulier mêlant approches alternatives, remise en question personnelle et reconversion professionnelle

Alain Belhoste
Photographie : Alain Belhoste, le 22 mars 2023, au salon du bien-être de Pontorson
Crédit photo : Dany Ollivier
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Un paysan normand aux pratiques alternatives

Ancien éleveur et céréalier, en Normandie, Alain Belhostre a mené une exploitation tournée vers la production de lait et de maïs. Déjà sensible aux approches alternatives, il pratiquait, sur son troupeau, l’acupuncture, l’aromathérapie et l’homéopathie, tout en limitant, autant que possible, l’usage de traitements chimiques sans, pour autant, être certifié en agriculture biologique.

Un accident et un diagnostic bouleversant

Il y a près de vingt ans, un premier accident va bouleverser sa vie. Pressé de traiter un champ, il a manipulé des pesticides sans protection. Un mois plus tard, le diagnostic est tombé : un cancer du pancréas. Les médecins lui ont, alors, prédit une espérance de vie limitée, affirmant qu’il n’atteindrait pas la quarantaine. Aujourd’hui, âgé de 52 ans, l’exploitant a déjoué ces pronostics.

Le refus des traitements conventionnels

Refusant la chimiothérapie, qu’il associait à une surcharge de substances chimiques déjà présentes dans son organisme, il a accepté une médication intensive, allant jusqu’à 18 comprimés par jour pendant plusieurs mois. Mais, l’annonce, en décembre, par les doctes de la médecine officielle, d’un « dernier Noël » a agi comme un électrochoc. En réaction, il a décidé d’interrompre toutes les médications convenus. Ce choix a marqué, selon lui, une forme de libération.

Une reconversion guidée par la quête de sens

Dès lors, il entreprend de se soigner autrement, en s’entourant, notamment, d’un homéopathe et d’une acupunctrice, tout en cherchant à mieux comprendre sa maladie. Parallèlement, il développe un intérêt pour la géobiologie et suit une formation à Paris. Cette immersion l’amène, progressivement, à reléguer sa maladie au second plan.

Ce tournant s’accompagne de profonds changements personnels : une séparation, une perte de 22 kilos et une réorientation professionnelle. Formé, ensuite, à la bioénergie, Alain parle d’une véritable révélation. Rapidement, une clientèle se constitue, lui permettant de vendre sa ferme et de se consacrer, pleinement, à cette nouvelle activité.

De nouvelles épreuves de santé

Plus récemment, son parcours a été marqué par de nouveaux épisodes de santé. Une deuxième exposition accidentelle à des produits chimiques, suivie d’une blessure au pied traitée par anti-inflammatoires, a entraîné de graves complications : une infection au staphylocoque doré et un coma ou il affirme avoir vécu une expérience de mort imminente. Les docteurs ont évoqué une espérance de vie de quelques heures à quelques jours. Alain passera, finalement, plus de quatre mois à l’hôpital avant de se rétablir.

Malgré ces épreuves, il affirme, aujourd’hui, avoir retrouvé un équilibre. Épanoui affectivement et professionnellement, il semble en pleine forme et en accord avec ses convictions.

Une proposition d’équilibre global en quatre parties

Finalement, le chef d’entreprise comprend qu’on peut apporter un développement favorable à la santé à condition que la toile de fond soit solide, holistique et en synergie avec différentes techniques soit : la géobiologie, la bioénergie, la gestion du stress et l’alimentation anti-inflammatoire.

La géobiologie s’appuie, afin de favoriser l’harmonisation des lieux de vie,  sur la perception des énergies terrestres, telluriques et cosmiques tandis que la bioénergie vise à rééquilibrer et libérer le corps. En parallèle, la gestion du stress apparaît comme une réponse aux pressions croissantes de la société contemporaine. Quant à l’alimentation anti-inflammatoire, elle s’inscrit en réaction aux dérives du régime moderne, souvent marqué par un excès de sucres, de produits raffinés et d’aliments acidifiants.

Dany Ollivier - Autrice

Pratique :
Alain Belhoste - Tél. : 06 20 03 73 77
Tarifs 2026 : l’accompagnement annuel, incluant la géobiologie, la bioénergie, la gestion du stress et la nutrition anti-inflammatoire, est proposé à 1 500 € en règlement comptant. Des facilités de paiement sont également disponibles : 1 650 € en trois échéances de 550 € ou 1 800 € en six mensualités de 300 €.

mercredi 25 mars 2026

Communication animale et perception sensorielle

À la faveur d’une impression perceptive, qu’elle qualifie de vibratoire, Sylvie Alliaume pratique l’interprétation animale. Cette méthode viserait à capter les ressentis des animaux afin d’éclairer leurs comportements

Sylvie Alliaume
Photographie : Sylvie Alliaume, le 22 mars 2023, au salon du bien-être de Pontorson
Crédit photo : Dany Ollivier
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« Les animaux sont les anges de cette terre. »
Proverbe péruvien

La communication, entre les humains et les animaux, est-elle possible ?

Les sciences cognitives et les neurosciences ont connu, ces dernières décennies, un développement fulgurant. La recherche des processus neuronaux porte, notamment, sur la communication et le « cerveau social ». Mais, celui-ci serait-il capable d’une transmission d’esprit à esprit inter-espèces ?  Des recherches semblent le confirmer ; cela s’expliquerait par une sorte d’empathie réciproque et télépathique. Ce dialogue, sans paroles, se transmettrait sous forme d’images, de pensées, de sensations physiques et émotionnelles. 

Une vocation née d’un déclic médiatique

C’est en 2010, devant un documentaire télévisé consacré au sixième sens des animaux, que l’ex-secrétaire, Sylvie Alliaume, rencontrée lors du salon du Bien-être de Pontorson, du 21 et 22 mars 2026, s’est passionnée pour ce sujet. D’abord persuadée que la communication animale relevait d’un don, elle a réalisé qu’elle pouvait s’étudier. Entre 2011 et 2014, elle a suivi une dizaine d’ateliers auprès de cinq formatrices différentes. Dans la foulée de cet apprentissage, elle a créé sa propre activité.

Une pratique basée sur la perception sensorielle

Pour entrer en relation avec les bêtes, Sylvie Alliaume explique qu’elle se place dans un état de conscience modifiée. Cette démarche lui permettrait de se connecter à l’animal et de percevoir des sensations qu’elle décrit comme vibratoires. Ces informations, reçues de manière intuitive, sont, ensuite, interprétées afin de transmettre un message compréhensible aux propriétaires.

Comprendre les troubles du comportement animal

Certains changements soudains de comportement, chez les félins et les canidés, peuvent dérouter : malpropreté chez un chat, fugues, agressivité et/ou peurs inhabituelles chez un chien. Ces manifestations traduisent, souvent, un mal-être dont l’origine reste difficile à identifier. Si les maîtres se tournent, généralement, vers un vétérinaire ou un spécialiste du comportement, la communication animale propose une approche différente. Elle apporterait une réponse directe, en donnant la « parole » à l’animal lui-même.

Dany Ollivier - Autrice

Pratique :
Ecoute animale - Tél. : 06 62 77 02 27
Tarifs 2026 : 20 € le soin à distance ; 50 € la communication et les soins à distance ; 240 € stage de deux jours en présentiel

Code rural français :
Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Article L214-1

mardi 10 février 2026

Santé mentale des jeunes : faut-il renforcer l’accompagnement psychologique ?

Lors du conseil municipal, du 09 décembre 2025, la quatrième adjointe à l’éducation et à la jeunesse a alerté l’auditoire sur la dégradation du bien-être psychologique d’une partie des enfants et adolescents. Isolement, anxiété, surexposition aux écrans et séquelles des périodes de confinement : l’élue a proposé, à la collectivité, d’envisager un renforcement de l’accompagnement psychologique des mineurs

Véronique Delépine
Photographie : Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, lors du conseil municipal du 09 juin 2023
Crédit photo : Dany Ollivier
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Alerte sur la santé mentale des jeunes

Lors du conseil municipal du mardi 09 décembre 2025, Véronique Delépine, quatrième adjointe chargée de l’éducation et de la jeunesse, a alerté sur la fragilité psychologique d’une partie de la jeunesse et sur leurs difficultés croissantes à entrer en relation. Elle a plaidé pour la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique adapté.

Les séquelles durables de la crise de 2020

L’élue a rappelé les conséquences durables de la période ouverte en 2020 : un climat d’anxiété marqué au sein des familles, des enfants en perte de repères et un repli massif vers les écrans. « Beaucoup de jeunes présentent, aujourd’hui, des troubles importants qui nécessitent un suivi renforcé. La difficulté à aller vers les autres, l’angoisse et l’isolement se sont installés. Le recours intensif au téléphone portable a accentué ces effets délétères », a-t-elle souligné.

Des indicateurs préoccupants confirmés par les études

Si la maladie à coronavirus a, relativement, peu touché les plus jeunes, plusieurs études confirment, plus de cinq ans après, une hausse des expériences négatives durant l’enfance : progression des violences intrafamiliales, traumatismes non accidentels et troubles psychiques aggravés par les périodes de confinement puis par le contexte de récession économique prévisible.

L’impact des restrictions sur la vie sociale des mineurs

Les restrictions sanitaires — limitation des déplacements, quarantaines, port du masque — ont fortement réduit les interactions sociales et les temps de jeu, contribuant, de fait, à la dégradation du bien-être mental des mineurs. Les situations de maltraitance, de précarité et d’insécurité alimentaire, déjà associées à des risques accrus de troubles psychologiques et de maladies chroniques à l’âge adulte, ont davantage affecté les publics les plus exposés : familles marginalisées ou ménages confrontés à des conditions de logement contraignantes.

Fermetures d’écoles et fragilisation des familles

La fermeture des établissements scolaires a, également, privé de nombreux élèves d’un accès régulier aux repas, accentuant la vulnérabilité alimentaire. Elle a, par ailleurs, désorganisé le quotidien familial : rythmes de sommeil perturbés, ennui, tensions émotionnelles et troubles du comportement ont été, fréquemment, observés.

Temps d’écran et risques psychologiques

Enfin, l’éloignement physique prolongé a favorisé la sédentarité et l’augmentation du temps passé devant les écrans. Or, un usage excessif est associé à des complications de concentration, une irritabilité accrue et des symptômes dépressifs ou anxieux précoces ; autant de signaux qui renforcent, selon la plupart des pédopsychiatres, la nécessité d’un accompagnement ciblé des enfants et des adolescents.

Réflexion nécessaire

Les gouvernements sauront-il réfléchir, sur leurs échecs, et rebondir ?

Dany Ollivier - Autrice